Une 12e marche de l’acceptation de l’autisme dans la Péninsule acadienne
Au-delà de 200 personnes sont descendues dans les rues de Caraquet, samedi, pour participer à la marche d’acceptation à l’autisme organisé par Autisme Péninsule acadienne. Selon les données de l'Enquête canadienne sur la santé des enfants et des jeunes de 2019, au Nouveau-Brunswick, 4,1 % des personnes de moins de 18 ans ont un trouble du spectre de l’autisme (TSA). C’est le plus haut taux au pays. Vu la prévalence élevée de ce trouble dans la province, la directrice d'Autisme Péninsule acadienne et organisatrice de la marche, Liette Lanteigne, estime qu'il est important que le spectre de l'autisme se manifeste de plusieurs différentes manières. Liette Lanteigne souligne que le diagnostic actuel pour le TSA dans les soins de santé de la province est encadré par des critères d’autonomie. Or, le spectre de l’autisme est large et a plusieurs profils. Liette Lanteigne explique que pour certaines personnes, l’autisme peut évoluer au cours de leur vie et se stabiliser, en fonction de leur santé et l’environnement dans lequel elle se trouve. Liette Lanteigne, directrice générale d'Autisme Péninsule acadienne. (Photo d'archives) Photo : Valérie Jessica Laporte Par ailleurs, le crédit d’impôt pour personnes handicapées est donné aux personnes autistes souffrant de problèmes d'autonomie. Elle ajoute qu'il est important comme société de mieux comprendre que l’autisme a plusieurs visages, surtout avec le flot d’informations en 2025. Caraquet, Nouveau-Brunswick, 31 mai 2025. Photo : Gracieuseté : Autisme Péninsule acadienne La marche organisée par Autisme Péninsule acadienne en est à sa douzième édition et attire généralement environ 200 personnes chaque année. Défi réussi et même dépassé, cette année. La marche se nommait auparavant marche de la sensibilisation, mais le nom a été modifié il y a deux ans dans un désir d’inclusivité. C’est bien beau comprendre, mais pouvoir accepter et inclure, c’est une autre paire de manches. L’événement organisé samedi à Caraquet, par exemple, est adapté à la réalité des personnes autistes. La marche est de courte durée, sans sirène bruyante de camions de pompiers ni lumière dérangeante. La Ville de Caraquet et plusieurs joueurs de la région, comme le Village historique acadien et le Centre culturel, sont partenaires de la marche qui a été organisée samedi par Autisme Péninsule acadienne. Photo : Gracieuseté : Autisme Péninsule acadienne Un espace zen et des jeux gonflables permettant d’être accompagnés d’un adulte étaient sur les lieux de rassemblement et le volume de la musique a été adapté aux réactions des gens présents. De plus, un menu uniforme a été concocté pour que les enfants sachent à quoi s’attendre, un aspect considérable pour diminuer l’anxiété de l’inconnu que certaines personnes autistes ressentent. Des kiosques d’information et des espaces permettant les échanges étaient aussi accessible pour l’entourage des personnes autistes et le public. Catherine Ferguson, stagiaire chez Autisme Péninsule acadienne, estime que, comme elle, le grand public a tout à gagner à s’informer sur la réalité de l'autisme et devrait participer à des événements comme la marche. D’après le reportage de Jimena VerganaIl y a beaucoup de personnes qui, lorsqu’elles connaissent une personne autiste, pensent que c’est ''ça'' l’autisme, mais chaque personne autiste est différente
, dit-elle. Il y a beaucoup de personnes autistes qu’on côtoie chaque jour, mais qu’on ne sait même pas qu’ils sont autistes, ça ne paraît pas.
Si une personne est complètement autonome, ce n’est pas nécessairement considéré comme un trouble et elle n’aurait peut-être pas le diagnostic. Ça ne veut pas dire qu’elle n’est pas autiste
, avance Liette Lanteigne. Ce n’est pas toujours facile d’avoir un diagnostic d’autisme pour les personnes qui sont considérées autonomes.
C’est variable et situationnel; une situation peut être handicapante, une autre situation ne pas être handicapante et ça varie dans le temps
, dit-elle.
Un handicap, c’est quand qu’il y a pas la capacité de participer pleinement
, explique Liette Lanteigne. Le fait qu’on a accès à plus d’informations dans certains domaines fait que la stigmatisation peut diminuer, mais on voit que dans d’autres, ça l’a fait augmenter
, avance-t-elle. Avec toute l’information qui est accessible, de démystifier tout ça, c’est ce qu’on a besoin de faire pour avoir une société inclusive.

S’adapter aux réalités divergentes
Au début, je pensais qu’à un moment donné, le besoin allait diminuer. Mais non, le besoin grandit
, commente Liette Lanteigne.Pour une personne autiste, ça fait toute la différence. Quand on comprend l’autisme, son fonctionnement, souvent ça aide pour l’empathie envers toutes les autres personnes, puis les défis qu’ils peuvent avoir
, poursuit Lise Lanteigne. 
J’ai appris des choses que je ne savais pas
, dit celle qui veut faire carrière auprès d’enfants après ses études.
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